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Lorsqu’il s’agit d’avoir un impact sur son public, une image vaut souvent 1000 mots. C’est dans cet esprit que Gaz de France communique régulièrement auprès de ses salariés via une Web TV pas tout à fait comme les autres…

Institutionnel - Marque | Communication Interne et RH | Energie | GDF SUEZ

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Les récents bouleversements structurels vécus par Gaz de France ont grandement complexifié la mission des communicants qui doivent mobiliser les salariés malgré une actualité mouvementée (ouverture du marché de l’énergie des particuliers à la concurrence, négociations sur les retraites, projet de fusion avec le Groupe Suez).

Dans ce contexte, la communication interne doit redoubler d’efforts et d’inventivité pour atteindre sa cible malgré le bruit ambiant, pour expliquer, pour rassurer mais aussi pour donner la parole aux salariés. Face à ce défi, la vidéo sur intranet est rapidement apparue comme le moyen de communication le plus à même de toucher un maximum de salariés et de mettre en valeur à la fois projets et équipes.

Restait à déterminer le format exact de présentation et de diffusion des vidéos. Fallait-il proposer un e-mag vidéo à l’éditorial léché ou bien une interface plus décharnée mais aussi plus malléable à la YouTube ? Devions-nous produire des vidéos déconnectées les unes des autres ou devait-on s’imposer des thématiques et des fils conducteurs ? A toutes ces questions éditoriales essentielles, s’ajoutaient de nombreux défis techniques. Etant entendu qu’il était hors de question de se contenter de vidéos de petite taille, comment allions-nous contourner les limitations d’une infrastructure réseau et logicielle qui n’avait pas été conçue à l’origine pour la diffusion de contenus multimédia ?

Malgré toutes ces questions en suspens, il est vite devenu évident qu’un nouvel outil vidéo devait voir le jour dans des délais très courts. En effet, l’échéance de la fusion avec Suez approchant, il était urgent de pouvoir prendre la parole auprès des salariés et de le faire de belle manière.

Réflexion faite, nous nous sommes aperçu qu’il n’était pas réaliste d’imaginer un outil focalisé sur le thème du projet de fusion avec Suez. Avec l’actualité chargée du Groupe et les difficultés que l’on allait certainement rencontrer lors de la planification de certains tournages, il fallait s’attendre à devoir proposer à chaque rendez-vous un ensemble hétéroclite de sujets correspondant à ce qui avait pu être glané par les équipes de production vidéo. Flexibilité et réactivité devaient être les maîtres mots de la nouvelle interface. Nous avons alors retenu le concept d’une webTV structurée autour d’émissions régulières mais dont le sommaire ne serait pas lié à une thématique en particulier.

En quête d’une âme pour la télé

A notre sens, il manquait un ingrédient essentiel pour donner à cet ensemble la cohérence et la force requises pour que les salariés puissent s’approprier ce nouveau média. Nous avons donc recommandé d’engager un présentateur pour introduire chaque émission et faire la liaison entre les différents sujets. Cette proposition répondait à plusieurs impératifs :

  • Créer de l’affect avec le spectateur en apportant un supplément d’âme à un outil qui n’aurait été qu’une suite désarticulée de reportages vidéo ;
  • Contrebalancer le ton institutionnel que prendraient forcément certaines interviews en introduisant une note d’humour et de bonne humeur (sommaire, séquences d’attente décalées) ;
  • Donner du sens à chaque reportage en le replaçant dans un contexte plus large et en le liant aux autres thèmes abordés par la web TV ou sur d’autres supports ;
  • Enfin, renforcer le concept d’émission et donc de rendez-vous à ne pas manquer (contrairement au modèle de consommation atemporel de YouTube ou des podcasts).

De nombreux débats prirent place autour de ce concept. On imagina tout d’abord organiser un casting interne pour trouver l’homme et la femme qui pourraient devenir les porte-paroles du groupe. Mais on se rendit vite compte que malgré tout l’attrait de cette solution, le défi logistique était trop grand (nécessité d’organiser un casting national voire international, pouvoir faire venir les gens sur Paris deux fois par mois en plus de leur charge de travail habituelle, etc.). Puisqu’il fallait chercher à l’extérieur du Groupe, était-il préférable de prendre un journaliste professionnel habitué à écrire ses scripts et à mener des interviews en direct ou était-il plus judicieux d’engager un comédien qui saurait aisément dynamiser le ton de notre nouvelle webTV ?

Suite à un casting de deux semaines, on retint deux jeunes journalistes bilingues habitués des radios et des reportages télé. Et c’est à la réalisation qui revint la charge d’insuffler un brin de fantaisie au jeu des deux journalistes. Dans cette optique, on décida de créer des séquences d’attentes décalées voire loufoques entre les différents reportages. Dans une de ces séquences, le présentateur se multiplie à l’écran tandis que chaque clone insiste pour que l’internaute clique sur le prochain reportage. Dans une autre séquence, on voit le journaliste recouvrir son costume cravate de plastique avant de peindre « CLIQUEZ » en grandes lettres dégoulinantes sur le fond de l’écran.

Nous avions trouvé l’âme de notre webTV. « La Télé » de Gaz de France était née !

Vers une télé interactive

Pour rendre notre Télé encore plus humaine, il fallait donner la plus grande place possible au présentateur. Non seulement celui-ci devait pouvoir présenter les sujets mais il devait faire partie intégrante de l’outil et ainsi nous démarquer clairement des interfaces indifférenciées des Youtube et autres DailyMotion. L’idée consistait à s’affranchir tant que possible du carcan rectangulaire de l’écran vidéo.

Les séquences d’attente invitant l’internaute à cliquer était un bon début. Mais pourquoi ne pas aller plus loin en permettant au présentateur de « crever l’écran ». Ce fut chose faite : au cours de son sommaire, après l’annonce de chaque sujet, le présentateur pousse hors de l’écran vidéo les écrans plasma qui lui servent à illustrer son propos. Ce sont par la suite ces écrans-vignettes qui forment le menu de navigation permettant à l’utilisateur de passer d’un sujet à l’autre.

Pour impliquer davantage le spectateur, il fallait également que ce dernier puisse interagir avec les sujets. On développa donc un système de zones actives qui permettrait aux spectateurs de cliquer à certains moments-clés sur une zone prédéfinie de l’écran de manière à pouvoir afficher la biographie d’un invité ou la description technique d’une chaudière à condensation.

Enfin, on renforça le lien entre les vidéos et le reste de l’interface en proposant des contenus contextuels souvent cliquables (pdf, liens, chiffres-clés) qui s’affichaient à l’écran sur un geste du présentateur.

Quelques derniers détails techniques

Lancer un outil de cette envergure sur le parc informatique d’un groupe de la taille de Gaz de France ne fut pas une sinécure. La version du player Flash installée sur tous les postes dut tout d’abord être mise à jour afin de permettre l’utilisation du codec On2VP6, seul capable de proposer une qualité satisfaisante pour la taille des vidéos retenue. Malgré cela, on se rendit compte après quelques numéros que tous les postes n’avaient pas pu être mis à jour. Il fallut alors développer et maintenir en continu deux versions de l’outil (flash v9.016 et v9.028).

Par ailleurs, la grande taille des vidéos (720*405) à laquelle tenait la Direction de la communication se révéla trop exigeante pour l’infrastructure réseau du Groupe aux heures de grande affluence (généralement lors du lancement d’un nouveau numéro). Plutôt que de sacrifier les grandes et belles images que l’on était en mesure de présenter la plupart du temps aux utilisateurs, on décida de produire trois formats différents (petit, moyen et grand) ainsi qu’un script de détection de bande passante avancé proposant automatiquement le format vidéo adapté à l’état du réseau.

Web TV ou pas Web TV ?

De nombreuses complications et défis inattendus sont venus tempérer notre engouement pour les webTV corporate. On a pu se rendre compte que même pour un groupe comme Gaz de France, ce format impose plusieurs contraintes de taille :

  • Un cycle de production ne permettant pas toujours de coller à l’actualité ;
  • Des coûts de production importants par numéro ;
  • Des pré-requis techniques rarement réunis au sein des grandes entreprises.

Toutefois, les résultats engrangés après sept numéros nous ont convaincu qu’en définitive, malgré toutes ces difficultés, la télévision interactive reste un outil d’avenir pour la communication d’entreprise. L’impact des images allié à l’aspect éminemment humain de notre Télé en font un média d’une redoutable efficacité. Nul doute que sans cet outil, Gaz de France n’aurait pas été en mesure de mettre en scène la vie, l’histoire et les projets du Groupe avec autant d’impact.

Publics cibles
  • Salariés du Groupe
Dispositifs
  • Web TV interactive
  • Promotion sur l'Intranet du Groupe
  • Campagne d'emailing interne
Impact
  • Plus de 10 000 visiteurs uniques par numéro
  • Visionnage de deux reportages par visite en moyenne
  • Des retours très positifs des différentes filières à chaque numéro
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